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Tutoriels

Le découpage technique

Cet article est une ébauche, résumé de plusieurs articles trouvés sur le net. J’y présente mon propre outil de découpage technique (google sheet)

a.      Introduction

1.      Présentation :

Le découpage technique est l’une des étapes intermédiaires entre le scénario et la réalisation du court métrage. Il s’agit d’un document exclusivement technique, reprenant toutes les indications de plans, d’axes, de mouvements de caméra, d’indications sonores …

Il s’agit donc de l’étape où l’on définit ce que l’on va montrer au spectateur.

  • Montrer un certain espace, et par conséquent en cacher un autre ;
  • Montrer un temps, et donc choisir un moment de l’action, le dilater ou le compresser, et éliminer un autre moment qui a moins d’importance.

2.      Pour qui ?

Ce document s’adresse à l’ensemble de l’équipe technique : réalisateur (ses choix), producteur (le coût), le premier assistant réalisateur (calendrier, plan de travail), le chef opérateur (lumière, cadre, focale, diaphragme) et tous les techniciens (machinistes, éclairagistes, décorateur, costumier).

b.      Présentation du fichier

https://docs.google.com/spreadsheets/d/1CLpX_02iLmqulaDTqjh242D1XtSGl5CHWGhNpnBTvF8/edit?usp=sharing

Seq Plan Action Image Audio Montage Indications complémentaires Durée séquence

Seq :

  • Numéro de la séquence en cours

Plan :

  • Numéro du plan

Action :

  • Partie du scénario (Action, dialogue…) se déroulant durant le plan

Image :

  • Description de la valeur du plan, des mouvements de caméra et de toute autre information utile à l’image.

Audio :

  • Description d’un fond sonorE, d’une ambiance utile pour le tournage

Montage :

  • Informations complémentaires pour le monteur.

Indications complémentaires :

  • Informations utile pour le tournage du plan.

Durée de la séquence :

  • A ne remplir que si un élément de décors vidéo ou d’effet spéciaux doit être utilisé, afin d’avoir une durée minimale adéquate. Par exemple, une séquence vidéo dans une télé

c.      Changement de plan :

Le changement de plan intervient lorsque l’on souhaite modifier le sujet à l’écran, montrer autre chose au spectateur. Il peut s’agir de mettre en lumière un autre aspect du décors, un autre personnage, une autre action. Il marque une rupture franche de l’image. On peut garder un même plan si la caméra suit l’action.

Le découpage permet d’intervenir sur tous les éléments de la narration:

1 .      Agir sur le temps

Le DT peut ainsi cacher des actions superflues (ellipses), ou au contraire ralentir le temps en montrant tous les éléments qui se passent au même instant.(scène de duel de western où l’on voit le visage de chaque adversaire, de témoins, les deux armes en action la scène vue de loin, parfois les souvenirs de l’un des personnages, etc.. c’est-à-dire bien plus que les 3 ou 4 secondes du “combat”.

2 .      Dynamiser l’action

En multipliant les angles de prises de vue, en plaçant un même dialogue sur plusieurs plans, le réalisateur rend le récit plus dynamique. Ainsi, il est fréquent de voir deux personnages commencer une discussion dans un lieu, la poursuivre dans un plan dans leur voiture, et l’achever dans un plan dans l’ascenseur.

4 .      Agir sur l’espace

La manière de faire découvrir le décor (plans fixes, panoramiques, plans-séquences), la manière de cerner l’espace en le révélant (au grand angle) ou en le morcelant (au téléobjectif) sont des choix déterminés au DT.

5 .      Créer une atmosphère

L’atmosphère est à la fois visuelle et sonore. Visuellement, c’est au DT que l’on envisage la profondeur de champ, l’ambiance lumineuse. L’atmosphère sonore est plus une création du montage et du mixage, c’est-à-dire a posteriori.

6 .      Ménager un suspense

Bien sûr le choix de la surprise ou du suspense est une décision de découpage. Les plans permettant de montrer la menace, le danger afin que le spectateur sache ce qui attend les protagonistes sont une décision de DT. De même choisir de laisser le spectateur dans l’innocence pour mieux le surprendre par la découverte d’un évènement relève du DT.

7 .      Caractériser les personnages

C’est lors du DT que l’on décide de la place que l’on accorde aux personnages: les montrer ou les cacher, les isoler dans le plan (champs internes) où les intégrer (champs externes, plans d’ensemble) dans chaque plan. Le DT permet aussi de leur donner une présence en les plaçant souvent dans les plans où en les laissant en dehors.

d.      La valeur de plan

La valeur (ou l’échelle) d’un plan détermine l’importance donnée au sujet filmé dans l’image.

1.      Plan général :

Le plan général a pour vocation principale de décrire un lieu, une ville, un paysage, un champ de bataille. Il montre la totalité du décor afin de créer un contexte autour de l’action. Les personnages peuvent ponctuellement y être intégrés mais ils seront très petits, comme noyés. Le plan général doit durer suffisamment longtemps pour fournir toutes les informations que le réalisateur a voulu donner au spectateur. Il permet de donner l’ambiance, l’atmosphère du film ou d’une séquence.

2.      Plan moyen :

Le plan moyen pose l’action et les personnages de façon plus significative que les plans larges. On y découvre un ou plusieurs personnages de la tête aux pieds ainsi que divers éléments du décor. Avec ce type de plan, le spectateur va vraiment se focaliser sur les personnages et leurs actions. Le décor ne donne plus que des informations secondaires. Le plan moyen permet réellement de distinguer un personnage de ce qui l’entoure, de se focaliser sur son aspect physique, son allure.

3.      Plan d’ensemble

Là où le plan général permet de placer une situation dans sa totalité, le plan d’ensemble permet d’être plus spécifique.

Par exemple, vous pouvez choisir de faire un plan général d’une ville, puis un plan d’ensemble d’un immeuble de cette ville.

4.      Plan rapproché/Plan pieds

Le plan rapproché taille cadre les personnages au niveau de la ceinture. L’accent est mis sur le personnage et ce qu’il dit ou fait sans pour autant oublier son corps. Certains éléments du décor apparaissent encore en arrière-plan pour situer le contexte.

5.      Plan italien

Version n°1 : Le plan italien permet de filmer un personnage du haut de la tête jusqu’au bas des genoux.

Version n°2 : Le plan italien permet de filmer un personnage du haut de la tête jusqu’aux chevilles.

6.      Plan américain

Comme le plan italien, le plan américain est lui aussi issu de considérations historiques et techniques. Il a en effet été créé pour permettre aux spectateurs de voir les revolvers des cow-bows des westerns des années 1930.

Contrairement au plan italien, le plan américain est encore largement utilisé dans beaucoup de films et séries.

Le plan américain permet de conserver une petite partie de la contextualisation (assez pour ne pas rendre confuse la compréhension des lieux par le spectateur) tout en intensifiant la focalisation sur l’action des personnages.

Dans le cas d’un dialogue entre plusieurs personnages, vous pouvez par exemple choisir de faire un plan moyen pour présenter les personnage, puis continuer en plan américain pour impliquer davantage le spectateur dans le dialogue.

7.      Plan taille / Plan rapproché taille

Le plan taille (ou rapproché taille), comme son nom l’indique, permet de filmer les personnages du haut de la tête à la taille. On ne s’arrête jamais sur une valeur de plan qui coupe les articulations d’un personnages.

Le plan taille permet déjà au spectateur de se rendre compte des émotions du ou des personnages filmés. Mais la proximité n’est pas encore assez forte pour pouvoir impliquer réellement l’audience dans la bulle émotionnelle et psychologique du personnage.

L’avantage du plan taille est qu’il tend à éliminer une bonne partie du contexte, pour focaliser l’attention du spectateur sur le ou les personnage(s) filmés. Ce qui implique aussi de pouvoir susciter l’imagination de l’audience, dans le cas ou le personnage dirige son regard vers l’extérieur du cadre (hors champ).

8.      Plan poitrine / Plan rapproché poitrine

Tout comme le plan taille, le plan poitrine (ou plan rapproché poitrine) permet de filmer un personnage du haut de la tête à la poitrine.

Il est assez exceptionnel d’utiliser le plan poitrine pour filmer deux personnages en même temps. Cela se fait généralement lorsque deux personnages ont une proximité très forte.

En règle générale, le plan poitrine marque donc le seuil à partir duquel la mise en scène se concentre plus souvent sur un sujet unique. Il est d’ailleurs assez courant d’utiliser cette valeur de plan pour isoler chacun des participants d’un dialogue par exemple.

Le plan poitrine peut donc permettre de focaliser l’attention de l’audience sur un personnage à la fois. Ceci en donnant la possibilité d’apprécier le jeu des regards et les expressions du visage.

9.      Gros plan / Plan serré

Le gros plan (ou plan serré) marque un nouveau seuil au niveau du langage cinématographique. Il permet toujours de mettre en valeur l’action, mais ajoute un nouveau facteur : celui de l’importance accordée aux détails de cette action.

10.  Plan macro

Il s’agit en quelque sorte du petit frère du très gros plan. L’idée est de montrer un détail très difficile à appréhender à l’oeil nu. Lorsque le plan macro est utilisé pour filmer une partie du visage d’un personnage, il permet de créer une intimité extrême avec ce personnage. Il peut même permettre à l’audience de se rendre compte de transformations physiologiques du personnage suite au ressenti de certaines émotions (goutte de sueur, chair de poule, etc.). Des transformations dont le personnage n’a même pas forcément conscience.

e.       Lexique

Amorce :

  • L’amorce est un terme principalement utilisé lors de l’utilisation de champ/contrechamp. Si un objet ou personnage de dos est près de la caméra (si l’on voit l’épaule par exemple), on dit alors qu’il est en amorce. Dans cette situation, l’objet ou personnage, situé au premier plan, masque généralement une partie de l’action, ou du personnage qui lui fait face.

Angle de prise de vue :

  • L’angle de prise de vue détermine le champ visuel, ce qui sera à l’intérieur du cadre. Il dépend de la position de la caméra mais aussi de la distance focale utilisée. L’angle de vue est considéré comme normal lorsque la caméra est située à hauteur du sujet filmé. Au dessus, on parlera de plongée. Au dessous, on parlera de contre plongée.

Cadrage :

  • Le cadrage au cinéma désigne ce que le cinéaste capture durant la prise de vue. Cela correspond au choix des limites de l’image : angle de prise de vue, échelle des plan ou encore organisation des objets et des personnages dans le champ. Le cinéaste compose son image en fonction de ces différents éléments et des mouvements (de l’appareil ou des acteurs) prévus au cours de la prise de vue.

Caméra subjective (ou point de vue) :

  • On parle de caméra subjective lorsque le cadre, ce qui apparaît au spectateur, correspond au point de vue d’un personnage.

Champ :

  • Le champ correspond à tout ce qui entre dans le cadre lors de l’enregistrement, tout ce qui sera visible à l’écran. On parle de hors champ pour tout ce qui se déroule hors du cadre, ce qui n’est pas montré. Le champ est déterminé par le réalisateur en fonction de l’angle de prise de vue de la caméra.

Contre-champ :

  • Le contre-champ consiste en une prise de vue effectuée dans la direction opposée à celle du plan précédent. Il révèle le point de vue de champ précédent.

Contre-plongée :

  • La contre plongée consiste en une prise effectuée avec un angle au-dessous de l’objet ou du personnage présent dans le plan. La caméra « regarde » de bas en haut. L’effet visuel obtenu peut être une déformation ou un sentiment de puissance, de supériorité du personnage ou objet en question.

Focale :

  • La focale est la distance entre la lentille et le centre optique de l’objectif. C’est de cette distance que dépendra la largeur de l’angle de prise de vue, et donc la taille des objets à l’écran.

Fondu :

  • Le fondu est un enchaînement d’une image à une autre. Généralement utilisé pour marquer la fin (fermeture) et le début (ouverture) d’une nouvelle séquence. Le fondu peut être « enchaîné » (les deux images sont en surimpression pendant un court laps de temps) ou encore « au noir » (l’image s’obscurcit progressivement jusqu’à devenir totalement noire. La nouvelle image apparaît alors).

Gros plan :

  • Le gros plan isole le visage du personnage, en coupant celui-ci au niveau ou juste au-dessus des épaules.  Il est très souvent employé pour montrer, mettre en avant le regard du personnage, afin d’amener le spectateur à rentrer dans les pensées intimes de celui-ci.

Nuit américaine :

  • Système de prises de vues permettant, en utilisant des filtres, à tourner une scène de nuit en plein jour.

Séquence :

  • La séquence se définit par un changement de lieu, de temporalité et/ou par une rupture dans l’action.

Plan :

  • Le plan est la plus petite unité cinématographique. Il se constitue d’une suite d’images étalées dans le temps selon une certaine durée

Plan séquence :

  • Le plan est un morceau du film entre deux raccords. Une séquence est un passage, une scène d’un film se situant dans un seul et même lieu et reposant sur une action ou un dialogue principal. Un plan-séquence est donc une séquence composée d’un seul et unique plan, restitué tel qu’il a été filmé, sans aucun montage, plan de coupe, fondu ou champ-contrechamp.

Plongée :

  • La plongée consiste en une prise effectuée avec un angle au-dessus de l’objet ou du personnage présent dans le plan. La caméra « regarde » de haut en bas. L’effet visuel obtenu peut être une déformation ou un sentiment de faiblesse, fragilité du personnage ou objet en question.